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Actualités 5 juillet 2021

Des programmes européens pour soutenir la biodiversité et l’alimentation



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Pour le nouveau programme Horizon Europe (2021-2027), 10 milliards d’euros seront investis dans la recherche et l’innovation portant sur l’alimentation et la bioéconomie, les ressources naturelles, l’agriculture, la pêche et l’aquaculture. L’objectif est de renforcer la résilience des systèmes agricoles européens et les liens entre nature, agriculture, entreprises et consommateurs.
A ce sujet, une conférence a été organisée le 1er juillet 2021 par l’ADI Nouvelle-Aquitaine, en accord avec l’Union européenne pour sensibiliser à ces programmes européens.

Autour de la table se trouvaient Lydia Brunault, chargée de projet européen pour Agri sud ouest innovation, Alexia Rouby de la commission européenne au service recherche et innovation pour la politique agricole commune, programmation et suivi de l’agriculture et du développement rural, Christophe Orazio, directeur de l’institut européen de la forêt cultivée, Nathalie Harzic, responsable scientifique chez Cerience, mais aussi Vincent Bretagnolle, chercheur au CNRS à l’antenne de Chizé et au centre d’études biologiques.

1h30 de discussion autour de la biodiversité, la lutte contre le réchauffement climatique

Alexia Rouby a expliqué les objectifs de la Commission européenne, qui sont de suivre la lignée du pacte vert européen qui avait été adopté en 2019, pour notamment atteindre la neutralité climatique aux alentours de 2050, une adaptation au changement climatique ou encore préserver la santé, la faune et la flore. Le but est donc de faire évoluer les systèmes alimentaires, avec un commerce plus juste afin de favoriser la compétitivité et d’assurer une intégrité du marché commun.

Concernant la stratégie pour la biodiversité, l’objectif est donc de remettre la nature au centre de nos vies, et de prendre également en compte la loi climatique qui prévoit de réduire les gaz à effet de serre. Il faut par ailleurs assurer la gestion des ressources naturelles, mais aussi une sécurité alimentaire pour tous et un développement équilibré des zones rurales, côtières et urbaines. Pour cela, il faudrait mettre en place des modèles de gouvernance innovants.

Alexia Rouby a profité de cette conférence pour expliquer le mode d’action de l’Europe pour agir en faveur de la biodiversité. Cela passe donc par un appel à des projets collaboratifs, qui se termine en octobre. Cet appel fait partie du projet Horizon Europe 2021-2027 et toute entité légale, qu’elle soit publique ou privée est éligible. Cela aura notamment permis de créer le dispositif « de la ferme à la table », qui assure une sécurité alimentaire et une meilleure consommation des produits.
Mais cela passe aussi par des missions, des programmes d’innovation à grande échelle, le tout dans 5 domaines possibles dont l’alimentation ou encore la préservation des sols, avec un objectif de 75% de sols sains d’ici 2030.
Enfin, il existe également des partenariats, que ce soit dans le domaine du bio, de l’économie circulaire, etc. Comme pour les appels à projets, ces partenariats sont ouverts aux organismes publics comme privés.

Tous ces projets et ces idées mises en projets sont donc en accord avec la politique agricole commune de l’Union Européenne.

Les autres intervenants ont pu ensuite parler de leur institut ou de leur projet, qui pour certains ont été lauréats de projets européens. C’est le cas notamment de Nathalie Harzic qui a expliqué la mission principale de Cerience, qui est une filiale du groupe Terrena depuis 2000. Implanté dans la Vienne et le Loiret, Cerience a pour principal domaine d’activité les test grandeur nature de semences expérimentales. En effet, des agriculteurs, volontaires, testent ces nouvelles semences, issues du programme de création variétale.
Par ailleurs, il existe deux plateformes en France, dont une gérée par Terrena qui conseille les professionnels qui sont ainsi des sentinelles de la Terre, sur de nouvelles pratiques de culture, la création et l’utilisation de nouveaux outils, etc.

Christophe Orazio a quant à lui parlé de la mission de gestion durable assurée par l’institut européen de la forêt cultivée, qui est faite par différents opérateurs, des partenaires qui partagent un intérêt commun notamment dans le domaine de la recherche, qu’elle soit au niveau européen mais aussi au niveau international. L’IEFC a également des partenariats inter régionaux, transfrontaliers pour étudier par exemple l’impact du changement climatique.

Enfin, Vincent Bretagnolle a parlé des ateliers européens implantés en France pour retranscrire au plus proche de la réalité ces projets européens, mais aussi du programme de recherche sur l’agriculture et l’environnement, Ecobiose, qui a reçu un financement de la Région en 2020.
L’objectif est de soutenir l’innovation des communes rurales, le tout dans leur propre projet.

Plus d’infos : Chaîne Youtube ADI Nouvelle-Aquitaine

Samantha Diot



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