L’instauration d’une TVA à taux réduit pour les restaurateurs ne sera pas encore pour demain. En effet, le dernier sommet européen, qui vient de s’achever, n’a pas permis d’obtenir l’accord des 27 sur ce sujet.
Ce nouveau refus ; majoritairement imputable à la position allemande, a généré une vive réaction de l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), qui évoque un "mépris du gouvernement allemand face aux revendications légitimes réclamées depuis 10 ans maintenant pour la baisse de la TVA en restauration."
L’UMIH de Poitou-Charentes vient donc d’alerter la presse, tout en demandant à ses adhérents de boycotter les produits de fabrication ou de transformation allemands , allant même jusqu’à leur suggérer un refus des réservations de clients germaniques :
"Les professionnels demandent à leurs collègues de boycotter les produits de fabrication ou de transformation allemands et de refuser les réservations des clients allemands en leur expliquant les raisons pour lesquelles ils sont amenés à prendre de telles mesures.".
Une mesure choc qui peut avoir un impact si elle est suivie car nombre d’équipements de cuisine et de produits utilisés en restauration sont d’origine allemande).
"Avec tout le respect que nous avons pour le peuple Allemand, nous sommes convaincus qu’ils comprendront notre colère" précise Antoine Majou, Président de l’UMIH Poitou-Charentes (sur la photo) ; cette démarche peut être perçue comme excessive, mais n’est nullement anti-européenne, ni anti-allemande.
Notre profession est amenée à investir lourdement face à l’échéance de 2011 pour la mise aux
normes en termes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite et de sécurité. Ces dispositifs ne bénéficient d’aucune aide financière et vont marquer sans aucun doute la fermeture de nombre d’établissements pour lesquels l’investissement sera trop coûteux ; tout ceci dans un contexte économique difficile pour notre filière."
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L’UMIH Poitou-Charentes semble ainsi très mobilisée sur ce dossier, et certainement plus incisive que la Fédération nationale de la restauration française dont le Président, Philippe Villalon, déclarait dernièrement dans le Magazine l’Hôtellerie-Restauration, à lire ici qu’il attendait fermement 2011, année au cours de laquelle de nombreux pays devraient changer leurs taux.
Il faut dire que Nicolas Sarkozy s’était engagé à faire aboutir le dossier dans le cadre de sa Présidence de l’Union européenne : "J’ai bien l’intention que sous présidence française on arrive à obtenir la TVA à taux réduit" (Déclaration du 30 juin sur France Télévision).
Aucun accord n’a donc été obtenu lors du Conseil de l’Union européenne les 11 et 12 décembre derniers ; tout juste un engagement, obtenu par Nicolas Sarkozy auprès de la Chancelière allemande Angela Merkel de résoudre cette question en mars prochain lors de l’ECOFINau niveau des Ministres des finances des 27, d’où la déception des professionnels.
L’unanimité des pays membres est en effet nécessaire pour mettre en place l’option d’une TVA à taux réduit dans les secteurs à forte main d’oeuvre comme la restauration ; et jusqu’alors, la Chancelière Allemande était contre, venant tout juste de relever les taux de 3 points en son pays.
L’UMIH a d’ailleurs fait savoir qu’il ne serait pas concevable qu’en mars 2009, un nouveau report soit annoncé.
Plus sur www.umih17.com
CR.
(Photo terrasse café sous la pluie Sylvain Harrison 06.72.08.70.15)
Pour information, l’édition de l’été 2009 du journal le Petit économiste (chez votre marchand de journaux) sera consacré au tourisme en Poitou-Charentes. N’hésitez pas à nous contacter si ce thème vous intéresse : cliquez ici
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Le boycotte des produits et des clients allemands est peu être excessif, mais permet d’ouvrir le débat.
Cela fait 20 ans que les gouvernements successifs nous baladent. Ils ne veulent pas la baisse car depuis trois ans, il n’ y a plus besoin de l’accord de l’Europe. C’est le principe de subsidiarité. Un restaurant de La Rochelle n’est pas le concurrent de la pizzeria de Bologne ou de la Gasthaus de Cologne. Si un produit n’est pas concurrence directe avec les autres pays de l’union. Le pays peut fixer librement son taux de tva. Alors MERKEL ne veut pas, mais c’est surtout SARKOSY & LAGARDE qui ne veulent pas prendre la décision de baisser. Je pense qu’un boycott de toutes les réunions et instances où nous allons bénévolement serait plus fort. Jadis DE GAULLE a pratiqué la politique de la chaise vide pour faire avancer son point de vue. Faisons de même dès Janvier !!!!!!
Peu importe les moyens, c’est une baisse de TVA qu’il nous faut.
Si cela peut faire réagir les allemands, je suis pour.
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posté par le 23.12.08