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Actualités 8 décembre 2017

Rencontres nationales du numérique, une autre dimension



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Evénement annuel porté par le réseau des professionnels du numérique en Poitou et Charentes, les Rencontres Nationales du Numérique ont opté cette année pour une formule différente : non plus une journée événement mais une semaine entière assortie d’un temps fort hier soir avec en invitée Fleur Pellerin, ancienne Ministre déléguée aux PME et à l’économie numérique.

Après quatre jours d’ateliers, de conférences, de démonstrations... répartis pour la première fois dans différents sites poitevins, dont Cobalt qui est désormais LE lieu de référence local, la communauté du digital s’était donné rendez-vous à la Villa Emma pour une soirée "French Tech" au cours de laquelle l’événement a pris toute sa dimension.

Ils étaient nombreux ce jeudi soir à avoir répondu à l’invitation. Pour le président du SPN, Mickaël Gouin, l’objectif global est "d’aller plus loin pour faire émerger un écosystème régional". Il est vrai que depuis la fusion des Régions, des actions se mettent en place petit à petit mais il manque sans doute une "force de frappe" plus conséquente dans ce domaine du digital qui avance très vite et est très concurrentiel.

Fleur Pellerin a préféré échanger avec les participants plutôt qu’un long discours

Fleur Pellerin, qui fut Ministre déléguée aux PME et à l’économie numérique de 2012 à 2014, et préside aujourd’hui un fonds d’investissement baptisé Korelya Capital, était invitée à donner quelques clés de croissance et éléments de lecture du marché international du digital.
Il faut dire que ce fonds d’investissement en capital risque qu’elle a créé il y a 1 an est doté de 200 millions d’euros et financé par le Coréen Naver. Son objectif : investir dans des start-up françaises du numérique. Déjà 1000 candidatures ont été examinées par Fleur Pellerin et ses équipes mais leur niveau d’intervention se situe au-dessus de 1 million d’euros. Vraisemblablement un niveau trop élevé pour les porteurs de projet et dirigeants de start-up présents hier soir.
Néanmoins, convaincue que c’est aussi aux investisseurs d’aller à la rencontre des entrepreneurs, Fleur Pellerin a évoqué l’idée de mobiliser d’autres investisseurs et de renouveler les déplacements en province.
L’enjeu est important, "il faut nous aussi en Europe et en France que nous puissions prendre place dans le marché mondial du digital avec non pas des start-up mais des licornes !" Au milieu de la compétition acharnée que se livrent Chinois et Américain, la Corée du sud entend bien trouver sa place. le soutien à l’émergence de projets européens peut être une des clés quand on sait que nos pays sont davantage réputés pour leur ingénierie que le commerce.
Enfin, Fleur Pellerin a souligné tout l’intérêt des EdTech (formations digitales sur mesure) pour pallier à la disparition de nombreux métiers due à la digitalisation du travail. Une aubaine pour le cluster du numérique en Poitou et Charentes qui a réussi à intégrer la famille French Tech grâce à cette filière EdTech.

S’en sont suivis 4 pitchs de start-up avec un potentiel évident :
- Talktalkbnb une plateforme créée à Lorient qui met en relation des voyageurs du monde entier et des hôtes désireux de perfectionner leur pratique des langues étrangères. Déjà 35000 membres dans 120 pays en 18 mois. Leur modèle économique : vendre aux grandes entreprises, aux universités des cercles d’utilisateurs sécurisés.
- Study Advisor : une plateforme créée à Paris qui met en relation des jeunes en recherche d’informations pour leur orientation et des étudiants disponibles pour 30mn d’échange téléphonique autour de leur expérience. Actuellement 100 jeunes orientés chaque jour. La plateforme se lance en Angleterre en janvier.
- Kocoya : pour ne laisser personne sur le bord du chemin de la révolution digitale, plateforme de mise en relation de passionnés des nouvelles technologies et d’utilisateurs novices, souvent âgés, confrontés à de simples blocages. Société basée à Paris.
- Pixis, moteur de recherche sur la galaxie des métiers avec un chatbot pour faciliter les échanges et en complément des services de coaching et de test. Le service compte 12000 utilisateurs et a son siège à Paris.

Un regret qu’aucune de ces entreprises ne soit locale. Certaines de nos pépites ont pu néanmoins échanger avec Fleur Pellerin notamment sur leur projet, son financement. Nous reviendrons sur l’un de ces projets en début d’année.

4 "start-up", dont Study Advisor ont pu pitcher ce jeudi soir devant la communauté locale French Tech


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